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WRC 2026 : Toyota champion, le titre pilotes se joue à trois

maxime 18 septembre 2026 3 min de lecture

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Toyota n’a plus rien à prouver cette saison. Le constructeur japonais a bouclé le titre mondial des constructeurs avant même la fin du championnat, et son équipe roule désormais l’esprit tranquille sur ce plan. Le reste, en revanche, va se jouer dans la douleur.

Parce que chez les pilotes, personne n’a lâché. Elfyn Evans mène avec 230 points. Derrière, ça pousse : Sami Pajari pointe à 213, Oliver Solberg à 209. Dix-sept points d’écart entre le premier et le deuxième, vingt et un sur le troisième. Autant dire rien, à ce stade de la saison.

Il reste deux manches. Le Rallye de Sardaigne, du 1er au 4 octobre autour d’Alghero, puis le Rallye d’Arabie saoudite à Djeddah, du 11 au 14 novembre, pour clore l’année. Deux terrains que tout oppose. La terre cassante et piégeuse de Sardaigne, où une crevaison ou un caillou mal placé ruine un week-end. Le désert saoudien ensuite, manche récemment arrivée au calendrier mondial, encore un point d’interrogation pour à peu près tout le monde.

Evans est dans une position qu’il connaît bien. Souvent leader, régulier, rarement flamboyant. Le Gallois a déjà joué le titre et l’a laissé filer plusieurs fois par le passé. Cette fois il tient les cartes, mais avec un matelas aussi mince, la moindre erreur se paie cash. Pajari, lui, incarne la nouvelle génération Toyota et roule sans le poids de l’enjeu sur les épaules. Solberg, troisième, a déjà gagné cette saison. Trois profils, trois manières d’aborder la fin de championnat.

Un mot sur les autres. Sébastien Ogier est quatrième avec 171 points, mais son programme partiel l’a écarté depuis longtemps de la course au titre. Adrien Fourmaux suit à 167, Takamoto Katsuta à 163. Fourmaux boucle une saison complète solide, sans pouvoir viser mieux que le haut du classement.

Ce qui rend ce dénouement intéressant, c’est qu’il oppose des styles plus que des machines. La hiérarchie technique est fixée depuis un moment, les places d’honneur se ressemblent d’un rallye à l’autre. Reste le pilotage, la gestion, la capacité à ne pas craquer sur deux week-ends sous pression. C’est là que se jouent les titres serrés, rarement sur un exploit isolé.

La Sardaigne dira beaucoup. Si Evans y creuse l’écart, il abordera l’Arabie saoudite en gestionnaire. Si Pajari ou Solberg passe devant, la dernière manche vire au vrai match. On tient là un final comme on en voit rarement : trois hommes, deux rallyes, un titre qui ne se donnera pas.

D’ici là, pour ceux qui préfèrent rouler que regarder, le calendrier des trackdays continue de se remplir.

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