26 lectures
Oliver Solberg est resté maître de son sujet jusqu’au bout. Le Suédois a mené le Rallye du Chili presque de bout en bout, et il a tenu bon quand la pression est montée dans les dernières spéciales. Trois jours de terre autour de Concepción, seize spéciales, plus de 310 kilomètres chronométrés : la manche chilienne n’a rien donné gratuitement.
Derrière, le vrai match s’est joué au championnat. Elfyn Evans a verrouillé la deuxième place, et pour le Gallois c’était l’essentiel. Son rival direct, Sami Pajari, vainqueur des trois rallyes précédents, n’a jamais trouvé le bon rythme et termine cinquième. Evans quitte donc le Chili avec une avance renforcée, à deux manches du titre.
La troisième marche revient à Adrien Fourmaux. Le Français a signé un week-end propre, régulier, sans grosse frayeur, pour aller chercher un podium qui compte autant pour lui que pour le clan tricolore. Sébastien Ogier complète le top 4, à son rythme, sur un programme toujours partiel cette saison.
Tout le monde n’a pas eu cette réussite. Thierry Neuville est parti au tonneau dans la spéciale de Pelún : fin de week-end pour le Belge. Ces sorties de route font partie du décor sur ces pistes cassantes, mais elles se paient cher à ce stade de l’année.
En WRC2, Yohan Rossel a fait parler son expérience. Le Français s’impose devant Robert Virves et Gus Greensmith, et rappelle qu’il faudra compter sur lui dans la dernière ligne droite de la catégorie.
Il reste deux rendez-vous avant de refermer 2026 : la Sardaigne début octobre, puis l’Arabie saoudite à la mi-novembre. Evans tient la corde. Mais rien n’est joué. Un abandon, une crevaison, une spéciale piégeuse, et la hiérarchie peut basculer d’un rallye à l’autre. Le genre de fin de saison qui se suit les dents serrées.



