Events

Rallye du Chili : Evans défend ses 20 points d’avance sur la terre de Concepción

maxime 10 septembre 2026 2 min de lecture

La terre chilienne a mauvais caractère. Ce week-end, elle rappelle tout le monde à l’ordre autour de Concepción, dans la région du Biobío, pour l’avant-dernier rendez-vous de la saison WRC. Un peu plus de 311 kilomètres chronométrés, de la poussière, des dévers, et un championnat qui se resserre.

Elfyn Evans arrive avec un coussin. Vingt points sur Sami Pajari, son poursuivant direct, à deux manches de la fin. Sur le papier, l’écart est confortable. Sur des spéciales en terre, il peut fondre en une matinée : une crevaison, un cahier de notes trop optimiste, une averse au mauvais endroit, et la hiérarchie se retourne.

Pajari, lui, n’a plus rien à perdre. Deuxième du général avec 196 points, il joue l’attaque sans filet, la seule façon de grignoter un retard pareil. Derrière, Oliver Solberg (177 points) reste embusqué, du genre à ramasser les points que les autres laissent sur le bord de la piste.

Côté français, Adrien Fourmaux tient le meilleur rang tricolore, cinquième au championnat avec 149 unités, juste devant Sébastien Ogier. Le nonuple champion du monde ne dispute qu’une partie du calendrier cette année, mais quand il pointe au départ, il se mêle toujours à la bagarre de tête. Le voir sur une épreuve terre, c’est rarement anecdotique.

Ce qui rend le Chili piégeux, c’est le mélange. Des routes rapides qui filent entre les arbres, un revêtement qui se dégrade à chaque passage, et un ordre de départ qui balaie la terre meuble pour ceux qui ouvrent la route. Mener le championnat devient presque un handicap le vendredi matin. C’est là qu’Evans devra gérer sans se saborder.

Après le Chili, il restera la Sardaigne début octobre puis l’Arabie saoudite mi-novembre. Deux manches pour boucler l’affaire, ou pour tout renverser. Rien n’est joué, et c’est ce qui rend cette fin de saison intéressante à suivre.

Pour le pilote amateur qui regarde ça depuis son canapé, la leçon est toujours la même : sur la terre comme sur le bitume d’un roulage, la vitesse ne sert à rien sans la gestion. Ceux qui veulent passer du fauteuil au volant trouveront les prochaines dates dans le calendrier trackday.

Déposer une annonce
Retour en haut