Events

Paraguay : Pajari gagne encore, Evans sauve sa tête au championnat

maxime 31 août 2026 3 min de lecture

11 lectures

Trois de suite. Sami Pajari a bouclé le Rallye du Paraguay en tête dimanche, et cette fois ce n’est plus un accident. Estonie, Finlande, Paraguay : le Finlandais gagne partout, sur la terre cassante d’Amérique du Sud comme sur les pistes rapides de chez lui. À 24 ans, il ne fait plus figure de jeune qui apprend. Il fait figure de problème, pour les autres.

Le rallye n’a rien eu d’une promenade. Autour d’Encarnación, les crevaisons ont ruiné les plans de plusieurs favoris et redessiné le classement plus d’une fois. Pajari et son copilote Marko Salminen ont fait le dos rond, sans jamais forcer bêtement, pour finir avec 25,8 secondes d’avance sur Hayden Paddon. Le Néo-Zélandais a chassé jusqu’à la dernière spéciale sur sa Hyundai. Il n’a jamais trouvé la faille.

Adrien Fourmaux complète le podium. Un week-end propre, sans esbroufe, le genre qui remet un pilote d’aplomb après des mois en dents de scie. Il devance Elfyn Evans, quatrième. Et c’est précisément là que le Gallois commence à transpirer.

Evans mène toujours le championnat. Sauf que son matelas fond. Voir son plus proche poursuivant gagner trois rallyes d’affilée pendant qu’on termine derrière, ça finit par se payer au classement. Il reste des manches, l’écart existe encore, mais la dynamique a changé de camp. Pajari avance. Evans encaisse.

Toyota, de son côté, ne se plaint pas. La marque tient le haut du pavé et empile les résultats. Quand votre pilote en forme s’appelle Pajari et qu’il gagne tout, la saison prend une autre couleur.

On est à des années-lumière d’un roulage entre amateurs, évidemment. N’empêche, le fond ne bouge pas d’un cran. Ce qui a fait gagner Pajari au Paraguay, ce n’est pas le tour héroïque sorti du chapeau. C’est l’inverse : finir, gérer la gomme, ne rien casser quand les autres crèvent. La régularité bat le coup d’éclat, en WRC comme sur un rallye régional ou une première journée circuit. Celui qui rentre marque des points. Celui qui vise l’exploit à chaque virage rentre souvent à pied.

Le titre, lui, reste ouvert. Evans devant, Pajari lancé, et un calendrier qui ne pardonne plus grand-chose.

Envie de troquer la télé pour un baquet ? Notre calendrier des roulages tourne toute l’année.

Déposer une annonce
Retour en haut