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La fin de saison du WEC change de décor. Le 28 juillet, la FIA a rayé deux manches du calendrier 2026 : les 1812 km du Qatar et les 8 Heures de Bahreïn. À la place, deux rendez-vous européens. Barcelone d’abord, du 16 au 18 octobre. Monza ensuite, du 6 au 8 novembre, pour refermer l’année.
La raison n’a rien de sportif. La situation au Moyen-Orient et ses conséquences sur la logistique de transport ont eu raison des deux courses du Golfe. Déplacer une caravane WEC, ce sont des dizaines de camions, des containers, du fret aérien planifié des mois à l’avance. Quand le contexte se tend, l’équation logistique devient intenable, et l’ACO comme la FIA ont préféré trancher tôt plutôt que de gérer une annulation à chaud.
Barcelone en première, Monza à domicile
Pour Barcelone, c’est une grande première. Le circuit de Catalogne n’avait jamais accueilli le championnat du monde d’endurance. Les prototypes Hypercar et les GT3 vont donc découvrir un tracé qu’ils connaissent surtout par les essais hivernaux de la F1 et par le GT World Challenge. Monza, à l’inverse, joue à domicile. Plus de soixante ans d’endurance internationale, un temple de la vitesse où la traînée aéro compte autant que le courage au freinage. Refermer la saison là-bas, c’est presque un juste retour des choses.
Ce chamboulement s’ajoute à un début d’année déjà mouvementé. Le Qatar avait ouvert le bal les saisons précédentes ; cette fois, la manche avait d’abord été repoussée avant de sauter pour de bon. Résultat, c’est Imola qui a lancé la saison, et l’Europe qui la referme. Le WEC 2026 aura finalement très peu quitté le Vieux Continent.
Genesis, la vraie nouveauté du plateau
Côté grille, l’événement de l’année reste l’arrivée de Genesis en Hypercar. La marque premium de Hyundai débarque avec une LMDh signée Oreca et un équipage qui ne passe pas inaperçu : André Lotterer, triple vainqueur du Mans, Pipo Derani, le Français Paul-Loup Chatin, Mathieu Jaminet, sans oublier Daniel Juncadella et le jeune Mathys Jaubert. De quoi densifier un plateau Hypercar déjà bien garni, entre Ferrari, Toyota, Cadillac, BMW, Peugeot et Alpine.
Pour le spectateur, le message tient en deux lignes : deux dates européennes de plus à cocher, dont une inédite. Barcelone en octobre sous le soleil catalan finissant, Monza en novembre dans la brume lombarde. Deux ambiances, deux pièges, et une lutte pour le titre qui se jouera sans doute jusqu’à la toute dernière manche.
Le sport auto amateur, lui, garde un œil sur ces plateaux pour une raison concrète : c’est là que se rodent les pneus, les procédures de sécurité et les solutions techniques qui finissent, quelques années plus tard, sur nos autos de piste. Pour caler vos propres sorties, jetez un œil au calendrier des trackdays, et si vous chiffrez une saison, notre guide combien coûte un trackday fait le tour de la question.



