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Spa relance la saison : Antonelli devant, Ferrari sous pression

maxime 17 juillet 2026 3 min de lecture

Deux semaines de silence, et déjà l’envie que ça reprenne. Dimanche, la F1 rebranche les moteurs à Spa-Francorchamps. Difficile de rêver meilleur décor pour relancer une saison : les Ardennes, le Raidillon, une météo qui change d’avis entre deux virages. La moitié du plateau vous dira que c’est son circuit préféré. L’autre moitié ment.

Sauf qu’un nom pèse sur tout le reste depuis le printemps. Kimi Antonelli. 179 points, leader du championnat, et un rythme que personne n’a réussi à enrayer. Monaco, le Canada, Miami : il a coché les cases une à une. Derrière lui, ce n’est pas un rival d’une autre écurie qui le talonne, c’est son propre voisin de stand. George Russell, 154 points. Mercedes verrouille les deux premières places du général.

Vingt-cinq points d’écart entre les deux flèches. Une victoire, pas plus. Le duel interne peut basculer sur un week-end, et Spa, avec ses dépassements possibles et sa pluie imprévisible, est exactement le genre de piste qui rebat les cartes.

Ferrari, dans tout ça ? Elle regarde. Deuxième chez les constructeurs, 255 points contre 333 à Mercedes, l’écart s’est creusé plus qu’on ne l’aurait voulu à Maranello. Lewis Hamilton sauve les meubles, troisième du championnat avec 147 points. Charles Leclerc, lui, a renoué avec la victoire il y a deux semaines à Silverstone, mais reste quatrième, à distance. La dernière course a fait du bien au moral. Elle n’a pas bougé la hiérarchie.

Ceux qui attendaient un réveil McLaren repasseront. Norris et Piastri pointent cinquième et sixième, loin du compte pour une équipe qui visait le titre. Verstappen, septième, traîne une Red Bull qui n’a plus le mordant d’avant.

Alors, Spa ? D’abord un vrai test pour la Mercedes. Le circuit belge récompense la vitesse de pointe et le cran dans les enchaînements rapides, deux domaines où la voiture a semblé intouchable. Si Antonelli repart des Ardennes avec dix points de plus au compteur, la conversation sur le titre changera de ton.

Puis la question qui agace Ferrari depuis mars : le rythme de Leclerc à Silverstone, sursaut ou tournant ? Une deuxième victoire d’affilée et on en reparle. Une sortie dans le peloton et le doute revient.

Reste la météo. À Spa, elle a toujours le dernier mot. Une averse sur le Raidillon et le classement du matin ne veut plus rien dire l’après-midi. C’est peut-être là, dans le chaos d’une piste détrempée, que se cache la seule vraie chance de voir autre chose qu’une Mercedes franchir la ligne en tête.

Bonne nouvelle pour le commun des mortels : Spa ne se réserve pas qu’aux stars du dimanche. On peut y rouler soi-même lors des journées circuit, à retrouver dans notre calendrier des trackdays.

Rendez-vous dimanche.

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