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Le plateau de Formule 1 pose ses valises à Spielberg ce week-end. Huitième manche de la saison, course le dimanche 28 juin, sur un Red Bull Ring toujours aussi court et nerveux : un peu plus d’une minute au tour, trois zones de dépassement, un dénivelé qui malmène les freins autant que les nuques.
Tout tourne autour d’un nom. Kimi Antonelli. À 19 ans, l’Italien de Mercedes a pris la tête du championnat, plus jeune leader de l’histoire de la discipline, sommet atteint après sa deuxième victoire de l’année au Japon. Sa deuxième saison seulement. Cinq succès en Grand Prix depuis ses débuts en 2025, déjà.
Et puis Barcelone est passée par là. Antonelli à l’abandon, Hamilton vainqueur : le coéquipier lui a repris 25 points d’un coup. L’avance, à 66 longueurs en arrivant en Espagne, est retombée à 41. Sept courses disputées sur vingt-deux. Rien n’est joué, mais le sous-texte est limpide : chez Mercedes, le danger vient aussi de l’autre côté du garage. L’écurie caracole en tête du championnat constructeurs, 262 points.
Vingt-deux manches au programme cette année, un calendrier rallongé qui laisse de la marge pour les retournements. À ce stade, personne ne miserait gros sur le nom inscrit tout en haut au mois de décembre.
La saison n’a rien d’ordinaire. 2026, c’est la plus grosse remise à plat technique depuis des années. Les nouveaux groupes propulseurs envoient la moitié de la puissance sur la partie électrique, l’autre moitié sur un thermique nourri au carburant durable. Les voitures ont maigri : 768 kg, contre 800 la saison passée. Le DRS tel qu’on le connaissait a disparu, remplacé par une aéro active · des volets qui s’ouvrent dans les lignes droites désignées · doublée d’un mode dépassement qui lâche un surplus d’énergie électrique au poursuivant.
Sur le papier, des courses plus ouvertes. Le Red Bull Ring va servir de juge : longues montées, freinages appuyés, c’est le tracé parfait pour que la gestion de l’énergie fasse basculer une fin de course.
Reste que pour qui roule en amateur, ces Grands Prix gardent un rôle de vitrine. La techno finit par ruisseler. L’envie de tourner soi-même aussi. Si Spielberg vous démange le pied droit, le calendrier des trackdays est là pour passer du canapé au baquet.
Qualifs samedi, course dimanche à 15 heures.



