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De Vries, recalé de la F1, gagne les 24 Heures du Mans

maxime 15 juin 2026 3 min de lecture

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Il y a deux ans, Nyck de Vries quittait la Formule 1 sans bruit. Une demi-saison chez AlphaTauri, le baquet rendu à Daniel Ricciardo en plein été 2023, et un bilan qui ne disait rien de ce qu’il valait vraiment. À l’extérieur, on a vite rangé le dossier. Trop lent, pas le niveau, suivant.

Samedi et dimanche, il a gagné les 24 Heures du Mans.

La Toyota n°7 qu’il partageait avec Mike Conway et Kamui Kobayashi a franchi la ligne en tête de la catégorie reine, au bout d’une course tendue jusqu’aux derniers tours. Pour Toyota, sixième sacre à la Sarthe, le premier depuis 2022. Pour de Vries, c’est autre chose : la preuve, à 31 ans, qu’une carrière ne se résume pas à la case Formule 1.

Rappel utile. Le Néerlandais n’est pas un pilote du dimanche égaré dans le paddock. Champion du monde de karting chez les jeunes, champion de F2 en 2019, champion de Formule E en 2021. En 2022, appelé à la dernière minute pour remplacer Alex Albon chez Williams à Monza, il marque des points dès sa première apparition en Grand Prix. C’est ce coup d’éclat qui lui ouvre la porte d’AlphaTauri. Puis la porte se referme, brutalement.

Ce qui s’est joué là-bas, de Vries en a parlé depuis. La pression, la sensation de courir après le temps, le soulagement mêlé d’amertume quand tout s’est arrêté. La F1 ne pardonne pas un début raté, surtout passé 27 ans. Beaucoup de pilotes disparaissent à ce moment précis. Lui est reparti travailler ailleurs : la Formule E avec Mahindra, puis le volant de pilote officiel Toyota en endurance à partir de 2024.

L’endurance récompense justement ce que la F1 lui reprochait de ne pas montrer assez vite. Tenir un rythme sur vingt-quatre heures. Gérer un relais de nuit sous la pluie. Ne pas casser l’auto quand il reste dix-huit heures à courir. De Vries coche ces cases. Le Mans 2026 le dit noir sur blanc.

Derrière, la BMW n°20 de Robin Frijns, René Rast et Sheldon van der Linde a terminé à 10,9 secondes. Premier podium absolu de la marque à la Sarthe depuis 1999. Un chiffre qui résume le niveau du plateau Hypercar cette année : il aura fallu transformer vingt-quatre heures en sprint pour départager deux constructeurs.

Reste l’histoire la plus simple à raconter. Un pilote qu’on disait fini il y a deux ans grave son nom au palmarès de la plus grande course d’endurance du monde. La Formule 1 n’était pas le bout de la route. Juste un virage qu’il a négocié ailleurs.

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