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Deux victoires d’affilée. En Estonie, puis chez lui en Finlande, Sami Pajari vient de faire ce que peu voyaient venir en début de saison : gagner, et recommencer.
Le Finlandais s’est imposé sur les routes rapides de Jyväskylä avec 26,7 secondes d’avance sur Oliver Solberg. Elfyn Evans complète le podium et signe au passage un tir groupé 100 % Toyota. Pour la marque japonaise, le message est clair. Trois autos engagées, trois sur le podium, sur l’un des rallyes les plus véloces et les plus piégeux du calendrier.
Le succès a une saveur particulière. Il offre au clan finlandais sa 200e victoire en WRC et fait de Pajari le quatorzième pilote local à gagner son rallye national depuis la création du championnat. Sur ces pistes bordées de sapins, où les bosses envoient les voitures en l’air à pleine vitesse, gagner à domicile reste la ligne que tout pilote finlandais rêve de cocher.
Reste la vraie question du week-end : et le titre ?
Evans garde la tête. Sa troisième place suffit à conserver l’avantage, mais l’écart fond. Pajari, désormais deuxième, ne figurait pas dans les plans des favoris il y a quelques mois. Son enchaînement Estonie-Finlande rebat les cartes. Chez Toyota, la hiérarchie interne, longtemps limpide, se trouble. Deux pilotes de la même écurie qui se disputent la couronne, c’est le genre de scénario qui offre de belles fins de saison et quelques nuits blanches aux stratèges.
Derrière, Hyundai encaisse. La marque coréenne pointe à 66 points contre 117 pour Toyota au classement constructeurs. Ce n’est plus un retard, c’est un fossé. Il faudra bien plus qu’un coup d’éclat pour renverser la tendance d’ici novembre.
Et Ogier ? Le nonuple champion du monde poursuit son programme partiel, toujours à l’affût d’un dixième titre qui l’installerait un peu plus dans l’histoire. Ses apparitions ponctuelles ajoutent une inconnue de plus à une équation déjà chargée.
Pour l’amateur qui suit le WRC entre deux roulages, la leçon tient en peu de mots. La vitesse pure ne suffit plus. La régularité, la gestion des pneus et la lecture des notes dessinent les champions. Des principes qui valent aussi, à leur échelle, un dimanche matin sur circuit, une fois qu’on a fait le point sur le budget d’une saison de piste.
Il reste quatre manches. Le calendrier n’a pas fini de réserver des surprises, et le duel Evans-Pajari promet d’animer l’automne.



