Grand Auto

WRC : la reprise se joue au Paraguay, Toyota en position de force

maxime 24 août 2026 3 min de lecture

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Trois semaines sans rallye, et déjà l’envie que ça reprenne. Le Mondial retrouve la terre ce week-end, du 27 au 30 août, pour le Rally del Paraguay. Onzième manche sur quatorze : la saison entre dans son money time.

Petit retour en arrière. La dernière fois qu’on a vu les Rally1 en action, c’était en Finlande début août, sur les bosses les plus rapides du calendrier. Sami Pajari y a signé une victoire à domicile, sa deuxième d’affilée après l’Estonie, en contenant Oliver Solberg de 26 secondes et 7 dixièmes. Elfyn Evans a fini troisième après un tonneau qui aurait pu coûter bien plus cher. Sébastien Ogier n’a pas eu cette chance : accident, abandon, et une belle frayeur pour son copilote Ingrassia.

Le classement s’est resserré en haut sans changer de patron. Evans mène avec 201 points, devant Pajari (171) et Takamoto Katsuta (160). Solberg pointe à 156, Ogier à 139. Les cinq premiers roulent tous en Toyota. Il faut descendre à la sixième place pour trouver une autre couleur, avec Adrien Fourmaux (129) et Thierry Neuville (125) sur Hyundai.

Chez les constructeurs, ce n’est même plus un match. Toyota aligne 514 points, Hyundai 340. La messe semble dite de ce côté. Mais quatre rallyes peuvent encore rebattre les cartes au championnat pilotes, et c’est là que le Paraguay devient intéressant.

Ce rallye ne ressemble à aucun autre. Deuxième édition seulement, après des débuts remarqués en 2025. De la terre rouge, des passages en forêt, une base installée à Encarnación au bord du Paraná. Et surtout l’épreuve la plus longue de la saison : plus de 360 kilomètres chronométrés répartis sur 22 spéciales. De quoi user les nerfs, les gommes et les mécaniques.

Pour Evans, l’équation tient en trois mots : gérer, marquer, ne rien lâcher gratuitement à ses coéquipiers devenus rivaux. Pajari, sur sa lancée, tient l’occasion de prouver qu’il joue le titre et pas seulement les accessits. Solberg et Katsuta, eux, n’ont plus droit au week-end raté.

En coulisses, le championnat a changé de dimension cet été : nouveau promoteur, et Éric Boullier nommé directeur général. Un signal de plus d’un WRC qui cherche à passer un cap, sur la terre comme dans les bureaux.

Rendez-vous jeudi pour la première spéciale. Sur un terrain pareil, tout peut basculer. C’est exactement ce qu’on attend d’une reprise.

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