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Deux semaines à peine après la Finlande, le mondial des rallyes repart. Le Paraguay, du 27 au 30 août. Une manche encore jeune au calendrier, que les équipes connaissent mal et qui commence tout juste à livrer ses pièges.
Le décor a de quoi accrocher. Sami Pajari arrive avec deux victoires dans la musette, l’Estonie puis la Finlande, chez lui, devant les siens. À 24 ans, le Finlandais a changé de statut en quinze jours. Plus une promesse : le dauphin du championnat. Devant lui, un seul homme, Elfyn Evans. Le Gallois a connu un week-end finlandais moins clinquant, un tonneau le samedi, mais il a sauvé l’essentiel avec une deuxième place. Vingt-cinq points d’avance. De quoi voir venir, pas de quoi dormir tranquille.
Le vrai naufragé de Finlande s’appelle Ogier. Cinquième au général, l’octuple champion a vu son week-end se déliter et laisse derrière lui des points qu’il faudra reprendre un par un. Neuville, septième, accuse déjà 76 longueurs de retard : pour lui, le titre relève plus du calcul improbable que de l’objectif. Toyota, pendant ce temps, déroule. Podium verrouillé en Finlande, régularité de métronome, une main de plus en plus ferme sur le championnat constructeurs.
Reste le Paraguay lui-même. Une quasi-page blanche. Terre sud-américaine, chaleur, surfaces qui cassent par endroits, et très peu de données de référence dans les ordinateurs des ingénieurs. C’est souvent dans ces conditions que la hiérarchie se fissure. Une crevaison au mauvais moment, une note de reconnaissance approximative, un orage tropical qui transforme la piste en savon, et une seule spéciale suffit à tout renverser.
Pajari, lui, n’a qu’un mot en tête : confirmer. Une troisième victoire d’affilée ferait basculer le joli coup en vraie dynamique de titre. Evans, à l’inverse, va devoir gérer, un exercice qu’il connaît par cœur mais qui, à ce niveau, ronge les nerfs autant que les gommes. Quant à Ogier, s’il est au départ, on le sait rarement aussi dangereux que quand on commence à l’enterrer.
Ce genre de rallye ouvert, imprévisible, c’est précisément ce qui donne envie de suivre la discipline quand on tourne soi-même, le week-end, sur une spéciale ou un circuit. Lecture du grip, choix des pneus, gestion de la marge : les mêmes questions, à une autre échelle, que sur nos propres journées de roulage.
Rendez-vous le 27. Le championnat 2026 est loin d’être écrit.



