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209 chevaux dans une Coccinelle. Posé comme ça, à l’Anneau du Rhin et sous 31 degrés, ça prête à sourire. Un flat-four refroidi par air, logé à l’arrière, transformé en auto de piste. Pas une supercar. Une bagnole qu’on prépare soi-même, qu’on répare entre deux sessions, et qui rend une journée de roulage bien plus vivante qu’un tour de circuit trop lisse.
La vidéo de Compte Tour raconte exactement ça. Le pilote arrive pour valider une série de modifs récentes : géométrie durcie, angle de braquage augmenté de façon spectaculaire, auto nettement rabaissée. Sur la route, avec les dos-d’âne, le réglage frôle le trop radical. Sur une piste plane, c’est une autre histoire.
Premiers tours, déjà, ça change tout. La voiture plonge dans les virages à gauche comme elle plongeait à droite, ce qu’elle ne savait pas faire avant. Le train arrière préparé pour le circuit fait le vrai boulot. Et puis, dans un droite rapide, l’huile décide de sortir. Partout. Fumée, pneu qui fume aussi, capot ouvert, on lève le pied.
Le diagnostic tombe après un café et un temps de refroidissement : trop d’huile dans le moteur, et un écoulement manquant sur une des boîtes de dégazage. Rien de cassé. Le vrai souci, c’est le renifleur qui déborde dès que ça chauffe fort. Réparation au paddock, avec ce qui traîne dans la caisse à outils. On repositionne l’écoulement vers le bas pour que l’huile redescende dans le cache-culbuteurs. Retour en piste : plus de fumée dans le fameux virage. À peu près réglé.
Le reste, c’est l’ambiance d’un vrai trackday amateur. Le copain qui devait rouler, Léon, tombé en panne d’embrayage sur l’autoroute. Le briefing entre potes. La combi obligatoire dès qu’on a un arceau de plus de six points en France, le HANS et les harnais expliqués simplement : plaqué dans le baquet, la nuque préservée si ça tourne mal. Une table à pique-nique dans l’auto, des bières sans alcool, beaucoup de rires.
À la fin, l’huile est à 110 °C, les pneus sont cuits, il n’y a plus grand-chose à tirer. Le pilote a quand même le sourire. Il réclame déjà une boîte plus longue : rien à faire dans les lignes droites, tout à prendre dans les courbes. Prochaine sortie déjà en tête.
C’est ça qu’on aime. Pas la piste vitrine, la piste réelle : des autos atypiques montées à la maison, des galères mécaniques, des réparations improvisées entre deux sessions, un plaisir qui survit à tout le reste. Une Cox turbo ne gagnera aucun championnat. Elle rappelle juste pourquoi on va rouler.
Envie de tenter votre première sortie ? Nos conseils pour débuter en circuit, le budget complet d’un trackday et le calendrier des roulages sont là pour ça. Pour le baquet et les harnais, on en parle dans ce guide.
Vidéo source : « Une journée en Cox Turbo ! », chaîne Compte Tour, publiée le 23 juillet 2026. Voir la vidéo.



